Pièces d'or

Effigies du Napoléon 20 francs : Louis XVIII, Cérès, Génie et Coq — guide complet

De la tête nue de Napoléon I en 1803 à la Marianne du Coq en 1914, les douze effigies du Napoléon 20 francs racontent un siècle d'histoire monétaire française. Description, dates de frappe et particularités…

Publié le 6 min de lecture Mis à jour le
Sommaire
  1. 01 Quelles sont les 12 effigies du Napoléon 20 francs ?
  2. 02 Napoléon I — tête nue (1803-1807)
  3. 03 Napoléon I — tête laurée (1807-1814)
  4. 04 Louis XVIII (1814-1824)
  5. 05 Charles X (1824-1830)
  6. 06 Louis-Philippe (1830-1848)
  7. 07 Cérès (1849-1851)
  8. 08 Napoléon III — tête nue (1853-1860)
  9. 09 Napoléon III — tête laurée (1861-1870)
  10. 10 Génie (1871-1898)
  11. 11 Coq (1899-1914)
  12. 12 Marianne (refrappes)
  13. 13 Questions fréquentes sur les effigies du Napoléon 20 francs

Quelles sont les 12 effigies du Napoléon 20 francs ?

Plus de douze effigies se sont succédé sur la pièce de 20 francs or entre 1803 et 1914. Chacune correspond à un régime politique français — Empire, Restauration, Monarchie de Juillet, Seconde République, Second Empire, Troisième République — et possède sa propre rareté numismatique.

Toutes ces effigies partagent la même composition : 6,4516 grammes brut pour 5,805 grammes d’or fin, au titre de 900/1000. Au seul cours du métal, elles valent donc strictement le même prix. C’est la prime numismatique qui distingue les millésimes rares ou les états exceptionnels.

Napoléon I — tête nue (1803-1807)

Première pièce d’or moderne française, frappée à partir de la loi du 28 mars 1803 instituant le franc germinal. L’avers représente le profil gauche du Premier Consul puis Empereur Bonaparte, cheveux courts et tête nue. Au revers : la valeur faciale « 20 FRANCS » dans une couronne de laurier, surmontée de la mention « REPUBLIQUE FRANÇAISE » jusqu’en 1804 puis « EMPIRE FRANÇAIS » à partir de 1805.

Cette série est l’une des plus recherchées par les collectionneurs car elle marque la naissance du Napoléon 20F et témoigne de la transition Consulat-Empire.

Napoléon I — tête laurée (1807-1814)

À partir de 1807, l’effigie évolue : Napoléon est représenté couronné d’une couronne de laurier à l’antique, dans la pure tradition impériale romaine. Cette frappe accompagne l’apogée de l’Empire. Les millésimes 1813 et 1814 sont rares en raison de l’effondrement militaire et politique du régime. Certains ateliers provinciaux (Lille, Strasbourg, Bayonne) ont produit des séries particulièrement recherchées.

Louis XVIII (1814-1824)

La Restauration ramène les Bourbons sur le trône. L’avers présente le profil de Louis XVIII vieillissant, le revers le blason royal aux fleurs de lys couronné. La première frappe (1814-1815) durant la Première Restauration est interrompue par les Cent-Jours napoléoniens, puis reprise après Waterloo. C’est l’une des séries les plus diversifiées en termes d’ateliers de frappe, ce qui crée de nombreuses variantes rares.

Charles X (1824-1830)

Le dernier roi Bourbon fait frapper une série très courte, à l’effigie de profil. Les Trois Glorieuses de juillet 1830 mettent fin à son règne et la frappe est interrompue. Les Napoléon 20F Charles X figurent parmi les plus rares de la collection complète et leur prime numismatique peut largement dépasser celle d’une pièce courante.

Louis-Philippe (1830-1848)

Sous la Monarchie de Juillet, deux effigies se succèdent : tête nue (1830-1831), puis tête laurée à partir de 1831. Le revers porte le blason d’Orléans. La frappe est interrompue par la Révolution de février 1848.

Cérès (1849-1851)

La Seconde République abandonne tout symbole royal et instaure l’allégorie de la République. L’avers présente Cérès, déesse romaine des moissons, couronnée d’épis de blé. Cette frappe républicaine est extrêmement courte (1849-1851), Louis-Napoléon Bonaparte rétablissant l’Empire dès 1852. Les Napoléon 20F Cérès sont particulièrement recherchés des collectionneurs amateurs de symboles républicains. Le millésime 1851 A est l’un des plus rares.

Napoléon III — tête nue (1853-1860)

Avec le Second Empire, l’empereur fait frapper son profil tête nue, dans une sobriété assumée — l’Empire libéral cherche à se distinguer du Premier Empire. La frappe est très abondante : Napoléon III est la deuxième effigie la plus courante après le Coq.

Napoléon III — tête laurée (1861-1870)

À partir de 1861, l’empereur revient à la couronne de lauriers de son oncle, dans une affirmation impériale plus assumée. Cette version se prolonge jusqu’à l’effondrement de l’Empire à Sedan en septembre 1870. Le millésime 1870 BB (Strasbourg, dernière année de frappe avant l’invasion prussienne) jouit d’une prime particulière.

Génie (1871-1898)

La Troisième République fait frapper le Génie de la Liberté, figure ailée gravant la Constitution sur une stèle. Cette allégorie républicaine — empruntée à Augustin Dupré dès 1791 — orne la pièce pendant près de trente ans. Le millésime 1898 A (le dernier) est de tirage particulièrement faible.

Coq (1899-1914)

À partir de 1899, l’avers représente une effigie de Marianne portant un casque, et le revers un Coq gaulois chantant sur une montagne avec en exergue la devise « Liberté, Égalité, Fraternité ». C’est l’effigie la plus emblématique du Napoléon 20F : elle est aussi la plus abondante en circulation aujourd’hui, frappée jusqu’à l’entrée de la France dans la Première Guerre mondiale en août 1914.

Les frappes de la Banque de France entre 1907 et 1914 (refrappes plus tardives également faites entre 1951 et 1960 sous le millésime fictif 1907-1914) constituent l’essentiel des stocks d’investissement actuels. Pour une investigation détaillée des refrappes Banque de France et des millésimes rares, voir notre dossier sur la prime des pièces d’or.

Marianne (refrappes)

Plusieurs frappes plus tardives existent au type Coq mais sous le nom de « Marianne » dans la nomenclature commerciale. Elles ont été produites par la Banque de France entre 1951 et 1960 sous des millésimes antérieurs (1907-1914), pour répondre à la demande d’or-investissement de l’après-guerre, sans réelle valeur numismatique différente de l’originale.

Questions fréquentes sur les effigies du Napoléon 20 francs

Quelle effigie de Napoléon 20 francs est la plus rare ?

Les Cérès (1849-1851), Charles X (1824-1830) et les millésimes de fin de série (1814 pour Napoléon I tête laurée, 1898 pour le Génie) figurent parmi les plus rares. Leur valeur numismatique peut être plusieurs fois supérieure à leur seule valeur en or.

Toutes les effigies pèsent-elles le même poids ?

Oui, c’est une caractéristique essentielle. Toutes les pièces de 20 francs or, quelle que soit l’effigie, pèsent 6,4516 g pour 5,805 g d’or fin (titre 900/1000). Au seul cours du métal, elles valent strictement le même prix. La prime numismatique sur les effigies rares ou les états exceptionnels fait la différence.

Pourquoi le Coq domine-t-il l’or-investissement français ?

Frappé en très grande quantité jusqu’en 1914 puis refrappé par la Banque de France dans les années 1950-1960, le Coq est aujourd’hui de loin l’effigie la plus disponible sur le marché. Sa prime numismatique est typiquement la plus basse, ce qui en fait le choix privilégié pour l’or-investissement pur. Les Souverains, Krugerrands ou American Eagle jouent un rôle similaire à l’étranger — voir nos comparatifs sur les souverains rares et les 20 dollars or américains.

Et le 10 francs Napoléon, partage-t-il les mêmes effigies ?

Oui, presque toutes les effigies du 20 francs ont leur version 10 francs (demi-Napoléon), au poids divisé par deux : 3,2258 g brut pour 2,903 g d’or fin. Le 10 francs Cérès, le 10 francs Coq et le 10 francs Génie existent ainsi en parallèle des 20 francs correspondants.

Comment vendre une effigie rare ?

Pour une effigie rare en bon état (Cérès, Charles X, fin de série), une expertise par un numismate est indispensable avant toute vente, afin d’identifier la prime numismatique exacte. Au comptoir Euro Pièce d’Or, l’expertise est gratuite et sans engagement — la page achat d’or détaille notre processus.

À lire ensuite

Pour aller plus loin

Estimation gratuite et confidentielle

Vous souhaitez vendre votre or à Paris ?

112 rue de Richelieu, Paris 2e. Du lundi au vendredi, 9h30 — 19h00. Sans rendez-vous.